Tribunals of Hermes: Rome

tribunal_rome.jpgDémarrant une campagne en Sicile, je l’ai trouvé (pas si facilement) et l’ai lu… C’est à tout point de vue très loin des suppléments plus récents (The Sundered Eagle, The Lion and the Lily, Guardians of the Forests…).

Autant les livres décrivant les tribunaux pour la 5e édition sont complet, tournant parfois au catalogue, autant celui-ci est léger, présentant les différents convents, un rapide historique de l’Italie médiévale et seulement cinq lieux magiques (1 féérique + 1 infernal + 2 magiques + 1 divin).  Chaque convent est assez succinctement décrit, mais au moins a une ambiance spécifique, des objectifs clairs, et des stats (trop) complètes.

Par ailleurs on sent le monde des ténèbres à plein nez, et c’est probablement le gros défaut de ce supplément : il y a des démons derrière chaque intrigue.

demons-demons-everywhere

Une rivalité entre magi ou convents ou villes ou marchands ? un démon !

Une intrigue politique ? un démon !

Un personnage historique ? un démon ! (voir plusieurs qui s’en disputent le contrôle)

Une croisade ? un démon !

Un Empire ? un démon !

C’est sombre, c’est dark, c’est ténébreux, ça pue le souffre jusqu’à la nausée.

C’est dommage car tout n’est pas à jeter. Les lieux décrits sont intéressants, sans être aussi gonflés de stats que certains suppléments de la 5e édition. Les personnages sont variés, les intrigues donnent des pistes intéressantes et des relations clé en main.

Accessoirement il n’y a quasiment rien sur la Sicile 😥

Conclusion : pas complètement inutile, mais certainement très décevant.

Jouer à Ars Magica avec Regnum Christi

criamonIl y a quelques temps un ami m’a dit vouloir lancer une campagne Ars Magica. Immédiatement hypé, grand fan de l’univers, j’ai commencé à discuter le bout de gras avec lui. Voulait-il utiliser le système de base lourdingue du jeu ? Ou reprendre les modifications que j’y avais apporté lors de mes dernières campagnes ?

Nous étions tous les deux plutôt d’accords sur la lourdeur et le manque d’ergonomie du système d’Ars Magica. Les listes des pouvoirs c’est vite pénible quand elles dépassent les 20 suppléments.

Je lui ai alors fait la proposition que l’humilité m’interdisait de proférer plus tôt :

« Regnum Christi ne te tente pas ? :-p »

« si j’étais tenté de faire une campagne Ars Magica c’est pour la magie, RC n’intègre pas vraiment la magie actuellement »

Bien sûr que si ! Regnum Christi permet tout à fait de faire de la magie façon Ars Magica, tout simplement parce que son fonctionnement de base est inspiré de ce que devrait être la magie dans Ars Magica.

Par contre je dois le reconnaître, l’écriture des règles, les exemples donnés, montrent clairement comment jouer l’équivalent de compagnons ou de grogs d’Ars Magica, pas de magi. Et puis il ne reprend pas tout le vocabulaire d’Ars Magica (formes et techniques, vis, Twilight, etc.), ce qui n’aide pas l’utilisation de l’univers d’Ars Magica.

J’ai donc ajouté une annexe aux règles pour préciser les correspondances entre les concepts de Regnum Christi et ceux d’Ars Magica. La seule règle spécifique est pour les Twilight, car Regnum Christi n’a pas de base de notion d’échec critique.

Et voici le PDF des règles à jour. L’annexe dédiée à Ars Magica est en pages 21-22.

PS: la campagne est maintenant terminée, ce fut énorme ! Mon Criamon (nommé Heptus) a réussi à inverser l’Axis Mundi à l’aide d’une enfant-artefact nommée Axelle, infusée de toutes les sortes de magies et dédiée à cette tâche depuis sa naissance.

Version à jour de l’Oeuvre au Rouge

J’ai atteint les limites de google doc pour héberger mes règles de jeu de rôle… Trop lent, trop difficilement accessible, sans historique des fichiers, il ne correspond pas bien à ce dont j’ai besoin.

J’ai donc passé le texte de L’Oeuvre au Rouge sur un nouveau site : https://www.gitbook.com/book/guillaume-alvarez/l-oeuvre-au-rouge/details

Il a plusieurs avantages pour mon utilisation :

  • possibilité de consulter les règles en HTML statique (et donc accessible sur un téléphone portable ou une tablette un peu ancien)
  • génération automatique d’un sommaire
  • recherche intégrée et efficace
  • édition et lecture performantes
  • génération automatique des fichiers PDF et ePub correspondant
  • suivi précis des modifications

Si quelqu’un y rencontre des problèmes merci de me le signaler.

Je laisse la feuille de personnage sur google doc car pour le coup l’édition en ligne est bien pratique.

Equinoxe 2, 12 novembre 2016

Juste un mot rapide pour signaler que je ferai jouer deux parties à Equinoxe 2, samedi 12 novembre.

pelerinage1

Le samedi après-midi ce sera du Regnum Christi, pour une balade (bucolique ?) sur la route de Compostelle, avec évidemment des personnages hauts en couleur.

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Le samedi soir ce sera de l’Oeuvre au Rouge, probablement à Venise, à voir selon les envies de la table. En tout cas ce sera plus freeform avec création de personnages à la volée.

A theory of colour for roleplaying games

Pour les anglophone, voici une idée fort intéressante pour toute campagne historique, permettant de montrer l’influence des PJ au-delà de quelques changements de noms et de frontières.

Games From Folktales

William Gladstone was a British prime Minister, who did the various sorts of things leaders of Empires do, but for the purposes of gaming his most interesting feature is that he popularised the idea that the classical peoples were colourblind. Now, we know this wasn’t true, but he thought their colour-blindness was the only explanation for what he found in their literature. If only one person had said the sea was the colour of wine, you might put it down to a poetic whim, but strange misattributions keep happening in classical texts. Hector has blue hair, honey is green, the rainbow has three colours. Gladstone thought this meant there was something wrong with the eyes of the people writing.

I’m also drawn to think about the colours in the Egyptian tombs in The Lands of the Nile. I wonder, did their deco-inspiring use of bright primaries occur, in our…

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