Source Code

Source CodeLes films de science-fiction où l’intérêt n’est ni dans les scènes d’action ni dans les blagues vaseuses sont assez rares pour prendre le temps de profiter de chacun. N’ayant entendu que du bien du précédent film de Duncan Jones (Moon, film de SF à « petit » budget) j’ai profité du passage de Source Code au cinéma le plus proche.

J’aime parfois réfléchir…

Perçu (mais pas filmé) par les yeux du personnage principal, jusque dans la représentation qu’il se fait de son physique, le film est l’histoire d’un homme aux prises avec une expérience scientifique, et ses conséquences pour lui et les autres personnages. Enfin les autres personnages… au final il n’y a guère que le spectateur qui comprenne ce qui se passe. Cela reste tout de même assez léger, il ne s’agit pas de philosophie, juste d’un paradoxe qui se résout peu à peu dans la tête du spectateur, d’autant plus que la fin explicite ce qui s’est passé, pour ceux qui ne l’auraient pas compris.

Le thème en lui-même n’est pas neuf à l’écrit, plus à l’écran. Il est malgré cela présenté d’une manière qui intrigue, même si je ne me suis jamais senti véritablement lâché par le scénario. On est en effet très guidé du début à la fin, même si la faim d’informations est organisée, parfois de manière assez artificielle, pour maintenir l’intérêt du spectateur. En y réfléchissant à posteriori j’ai tout de même trouvé que le traitement pouvait être plus fin qu’il ne semble à première vue, notamment sur le rapport entre vies sauvées et vies sacrifiées.

…tant que ça ne stagne pas.

Le héros passe au final tout le film à se débattre, s’agiter, discuter, sans pour autant sombrer dans la bête action. L’aiguille de la balance est maintenue entre dynamisme et réflexion, penchant tantôt plus vers l’un ou l’autre mais les ménageant tout deux. C’est assez maîtrisé de ce point de vue, avec une compréhension du phénomène qui progresse à rythme régulier, étape par étape, l’idée de départ ne permettant pas à mon avis de faire un film purement cérébral comme peut l’être Primer par exemple.

Les personnages n’en restent pas moins des coquilles creuses. Ils ont chacun une motivation claire, sans qu’elle soit expliquée et ne font que jouer leur rôle dans l’intrigue. Les acteurs ne sont pas pour autant mauvais, mais en règle générale pas très expressifs. Quelque part ce film m’évoque les caractéristiques d’une nouvelle de science-fiction : une idée de départ, une possibilité de traitement, des personnages qui la mettent en valeur. Ils ne servent qu’à cela, à part peut-être le héros, et encore. Au moins ils le font bien.

Conclusion

Ce n’est certainement pas une œuvre majeure du cinéma, juste un petit film intéressant. C’est d’ailleurs une de ses qualités : il ne cherche pas à en mettre plein les yeux mais exploite son idée jusqu’à sa conclusion logique. Je regrette juste la fin, n’ayant rien contre les happy ends d’une manière générale mais trouvant à celle-là un peu trop artificielle, déconnectée du reste du film.

Un autre avis plus dubitatif…

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